Les habitants de la chefferie de Watalinga à la frontière avec l’Ouganda, dans le territoire de Beni (Nord-Kivu), peinent pour s’approvisionner en produits agricoles et manufacturés de première nécessité. Cette situation est due notamment au déplacement de plusieurs opérateurs économiques, mais aussi à la crainte des habitants d’accéder à leurs champs, à cause de l’activisme des rebelles des ADF dans la région.

Depuis les multiples attaques des ADF et tueries en masse, une bonne partie de la population de la chefferie de Watalinga dont la majorité d’opérateurs économiques, s’est déplacée vers des milieux jugés sécurisés, à l’intérieur comme en dehors du pays.

Selon la présidente de la société civile de la chefferie de Watalinga, Odette Zawadi, les activités commerciales à partir de l’Ouganda, seule voie d’entré des produits manufacturés de première nécessité, deviennent difficiles :

« La trace de l’ennemi est en train de se voir dans les environs de notre chefferie, autour des champs, ils se font voir, il y a les endroits où la population n’a pas encore commencé à fréquenter. Vous savez qu’il y a plusieurs opérateurs économiques qui sont partis vers Beni, les produits de première nécessité se trouvent difficilement, puisque vous savez, avec l’insécurité, les commerçants n’ont pas cette facilité d’avoir ces produits de première nécessité, ils les trouvent aussi difficilement. » 

Cette situation explique, selon elle, l’augmentation de prix de certains produits de première nécessité.

Tout en reconnaissant les efforts de l’armée, Odette Zawadi appelle le gouvernement à tout mettre en œuvre en vue du rétablissement d’une paix durable dans cette partie du pays, où les activités économiques sont engourdies à cause de l’activisme des ADF. 



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By cftv1

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