mar. Août 16th, 2022



Battre Yaël Braun-Pivet aux élections législatives, c’est bien l’objectif de Mathilde Androuet, la candidate du Rassemblement national dans la cinquième circonscription des Yvelines. « Ce serait un superbe coup d’éclat », résume-t-elle. La règle fixée par Emmanuel Macron est claire : les membres du gouvernement battus lors du scrutin des 12 et 19 juin devront démissionner.

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Mathilde Androuët dit ne pas avoir été surprise de voir la députée sortante promue ministre des Outre-mer dans le gouvernement d’Elisabeth Borne. La nomination de sa concurrente lui donne un angle d’attaque supplémentaire : « Le fait qu’elle soit devenue ministre ouvre un nouveau sujet de débat avec elle. Certes, on est élu dans une circonscription, mais on est député de la Nation. »

« Je serais heureuse de savoir sa conception de la nation concernant nos compatriotes ultramarins. Savoir s’ils font pleinement partie du corps national ou est ce que le but du jeu est de s’en éloigner, s’en débarrasser ? »

Mathilde Androuet, candidate RN

à franceinfo

Le RN s’est emparé de l’enjeu ultra-marin depuis la campagne pour la présidentielle. En Guadeloupe, en Martinique, en Guyane et à Mayotte, Marine Le Pen est arrivée en tête au second tour. Chez Reconquête aussi, la perspective d’affronter une ministre galvanise Maxence Bringuier, le candidat du parti fondé par Eric Zemmour : « Ça renforce encore plus ma détermination à m’engager dans cette élection parce que ce n’est plus madame Yaël Braun-Pivet, mais c’est également un membre du gouvernement qui est face à moi. Je pense que vu le bilan d’Emmanuel Macron pendant ces cinq dernières années, ça renforce ma détermination à proposer une alternative de droite au Parlement ».

À droite, les candidats se bousculent sur la ligne de départ dans cette circonscription de la banlieue nord-ouest de Paris. Face à Mathilde Androuet, trois autres candidats s’en réclament. Diane Lagrange, de République souveraine, Amélie Thérond-Keraudren, candidate divers droite et surtout Alexandra Dublanche, la vice-présidente de la région Île-de-France, investie par Les Républicains. Selon elle, être au gouvernement n’est pas une force, plutôt une faiblesse : « C’est une ministre qui sera forcément très impliquée dans sa mission des Outre-mer et qui ne sera pas au quotidien, à l’écoute des préoccupations de nos concitoyens de la cinquième circonscription des Yvelines ».

Alexandra Dublanche rappelle par ailleurs que si elle est réélue, Yaël Braun-Pivet ne siègera pas à l’Assemblée, l’exercice de ce mandat de député n’étant pas cumulable avec sa fonction de ministre : « Mon véritable concurrent, ce n’est pas la ministre, c’est le suppléant. Un jeune homme de 26 ans, sans aucune expérience, collaborateur parlementaire et qui était encore en stage il y a quelques mois ». La candidate ministre explique qu’avec son suppléant, Gabriel dos Reis, elle veut donner sa chance à la jeunesse. 

L’enjeu de ces élections législatives n’est pas d’affronter une ministre, balaie Sophie Thevenet, candidate de la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes) : « Je ne me suis pas engagée pour lutter contre la députée sortante ou pour lutter contre une personne en particulier. Si je m’engage, c’est parce que je souhaite lutter contre un système qui consiste à faire toujours plus de cadeaux aux plus riches. Mon objectif, il est d’apporter une députée de plus pour obtenir cette majorité dont nous avons besoin pour que Mélenchon soit Premier ministre dès le mois prochain ».

Sophie Thevenet l’admet : elle n’est pas la favorite de l’élection. Cela vaut d’ailleurs pour tous les candidats qui se présente face à la candidate de la majorité. Au second tour de la présidentielle, Emmanuel Macron a recueilli plus de 76% des voix dans cette circonscription.





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By cftv1

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