« Bongbong » prendra ses fonctions de président dès le mois de juin, faisant craindre des menaces sur la démocratie et la défense des droits humains.

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La victoire de « Bongbong » est écrasante. Le Parlement philippin a proclamé Ferdinand Marcos Junior, 64 ans, président du pays, mercredi 25 mai. Il a obtenu plus de 31,6 millions de voix (58,8%) lors de l’élection présidentielle du lundi 9 mai. C’est plus du double des voix obtenues par sa rivale principale, Leni Robredo, vice-présidente sortante et avocate en droits humains.

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Fils du défunt dictateur philippin du même nom, Ferdinand Marcos Jr prendra ses fonctions au mois de juin. Il s’inscrit dans la continuité de son prédécesseur, Rodrigo Duterte, dont la politique violente anti-drogue a vivement été critiquée. La fille de ce dernier, Sara Duterte, était d’ailleurs sa colistière lors du scrutin à un tour. 

Durant son mandat (2016-2022) le président Duterte s’était rapproché de la Chine, au détriment des Etats-Unis. Il avait ainsi évité d’affronter Pékin sur les différends territoriaux en mer de Chine méridionale.

La victoire de « BBM », comme il est aussi surnommé, marque le retour au pouvoir du clan Marcos, 36 ans après la révolte populaire qui l’en avait chassé. Les défenseurs des droits humains et de la démocratie s’en inquiètent. La répression mise en place par son père, avec la loi martiale de 1972, est responsable de la torture de 35 000 personnes et de la mort extrajudiciaire de 3 200 personnes.





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By cftv1

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