Les parents d’un Britannique de 12 ans se battent depuis des mois pour empêcher l’arrêt des soins de leur fils, considéré en état de mort cérébrale et maintenu dans le coma dans un hôpital londonien depuis avril. Mais la dernière option judiciaire vient de s’envoler. La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a rejeté leur recours de dernière minute, mercredi 3 août, dans le cadre d’une procédure d’urgence. Le président de la cour a en effet décidé (en anglais) « de ne pas prononcer la mesure provisoire sollicitée » et de « déclarer les griefs des requérants irrecevables ».

Mi-juillet, la justice britannique avait déjà autorisé l’établissement hospitalier à mettre fin aux soins qui maintiennent en vie Archie Battersbee. Mais ses parents, Hollie Dance et Paul Battersbee – qui sont soutenus par une organisation chrétienne – refusent cette issue. Ils disent vouloir lui laisser toutes les chances possibles de se rétablir et affirment avoir constaté des signes de vie, dans ses yeux ou par une pression de ses doigts. Ils multiplient donc les recours devant toutes les instances possibles, malgré plusieurs revers en justice.

Ce cas est largement médiatisé au Royaume-Uni, où il suscite de nombreuses réactions. Régulièrement, Hollie Dance vient donner des nouvelles de son fils et de son combat, devant les caméras massées devant le Royal London Hospital de Whitechapel. Archie avait été retrouvé inconscient chez lui le 7 avril et n’a pas repris connaissance depuis.

Selon sa mère, il aurait participé à un défi sur les réseaux sociaux consistant à retenir sa respiration jusqu’à l’évanouissement. Sa famille ajoute que ses convictions religieuses, par ailleurs, devraient être prises en compte. Elle assure que le garçon était devenu plus croyant, après avoir vu des sportifs prier avant la compétition. Mais pour le corps médical, son cas est désormais sans espoir, ce qui justifie l’arrêt des soins. « Son système, ses organes et son cœur sont en train de s’éteindre », a également souligné lundi le juge Andrew McFarlane, de la Cour suprême britannique.

Alors que la fin des soins était programmée mercredi à la mi-journée, à la suite de cette nouvelle décision judiciaire, la famille avait sollicité quelques heures auparavant la Cour européenne des droits de l’Homme afin de l’empêcher. Cette nouvelle demande de la famille avait été formulée au titre de l’article 39 du règlement de la CEDH, toujours compétente au Royaume-Uni malgré le Brexit. Ce texte lui permet d’ordonner des « mesures provisoires » lorsque les requérants sont exposés à « un risque réel de dommages irréparables » pour leur vie.

  





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By cftv1

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