La soirée sur la plaine Saint-Denis s’est étirée jusque tard dans la nuit, et il aura fallu attendre longtemps avant de connaître l’identité du nouveau champion d’Europe. Au terme d’une finale de Ligue des champions, samedi 28 mai, qui a démarré avec 36 minutes de retard en raison de mouvements de foule à l’entrée du stade de France, c’est le Real Madrid qui s’est imposé face à Liverpool (1-0) et a décroché la quatorzième C1 de son histoire. Dominés pendant toute la rencontre, les Merengues ont su faire le dos rond et piquer quand il le fallait par Vinicius Jr à l’heure de jeu (59e).

Comment pouvait-il en être autrement ? Après avoir réalisé l’un des parcours les plus renversants de l’histoire de la Ligue des champions, en éliminant sur le fil le Paris Saint-Germain, Chelsea et Manchester City, le Real Madrid pouvait-il réellement laisser passer l’occasion de remporter cette finale ? Cette fois, les joueurs de Carlo Ancelotti n’ont pas eu à passer par de folles émotions mais en ont tout de même fait vivre d’intenses à leurs 20 000 supporters présents dans le stade.

Comme face à Paris, comme face à Manchester City, le Real a donc subi. Mais a tenu bon. Même quand il a été poussé dans ses tout derniers retranchements, pendant cinq longues minutes au cours desquelles les Reds ont poussé, à partir du premier quart d’heure. Le rythme est alors monté d’un cran et Liverpool s’est procuré cinq situations chaudes en l’espace de cinq minutes. Dont une reprise de Mohamed Salah (16e) et une de Sadio Mané (21e), toutes deux repoussées par un infranchissable Thibaut Courtois.

Quand le Real Madrid n’est pas aidé par la providence, comme lors de ses tours précédents, il peut compter sur le gardien belge, peut-être le meilleur portier du monde aujourd’hui et désigné homme de la finale samedi soir. Après l’ouverture du score du Real, Courtois a écœuré les attaquants de Liverpool, dont Diogo Jota (80e) et surtout Mohamed Salah (64e, 69e, 82e), sur des arrêts de très grande classe.

Parmi les onze joueurs de champ madrilène, on pourrait donc souligner la performance de Vinicius Jr. Le Brésilien, buteur sur un service de Federico Valverde à l’heure de jeu (59e), a été absent des débats pendant une bonne partie de la rencontre, bien pris par le Français Ibrahima Konaté. Mais lorsque ce dernier l’a lâché, le Brésilien a parfaitement appliqué le plan de jeu du Real, en profitant des largesses défensives de Trent Alexander-Arnold sur l’action du but.

Autre grand acteur attendu samedi soir, Karim Benzema n’a pas réalisé un chef-d’œuvre, comme c’est souvent le cas récemment. Mais le Français a pensé, un instant, être le héros côté madrilène samedi soir, juste avant la pause. Sur le coup, c’est un autre Tricolore qui a attiré tous les regards. Premier arbitre français au sifflet d’une finale de Ligue des champions depuis Michel Vautrot en 1986, Clément Turpin a été scruté pendant de longues minutes par les 80 000 personnes présentes au stade de France.

Au cours de cette attente interminable, l’officiel français a écouté ses collègues de l’arbitrage vidéo, avant de rendre sa décision : hors-jeu de Benzema, alors que d’autres jureraient que l’attaquant français ne l’était pas. À bien des égards, Liverpool a semblé être la meilleure équipe, samedi. Dominatrice – 24 tirs à 4 -, intense, constamment en mouvement et faisant preuve d’une grande force collective.

Les supporters anglais, qui ont vécu les plus grandes difficultés pour accéder au stade – pas la meilleure des publicités à deux ans des Jeux de Paris, mais rappelons que la capitale française a eu trois mois pour organiser cette finale, quand une ville en a généralement 18 – ont donc vécu une deuxième désillusion en moins d’une semaine. Dimanche dernier, ils pensaient encore pouvoir remporter la Premier League. 

Comme en 2018 à Kiev, ils s’inclinent en finale de la Ligue des champions face au Real et vont donc devoir se contenter de deux trophées remportés cette saison (FA Cup, League Cup), après s’être heurtés à un mur, celui de Madrid. Ce Real est définitivement insubmersible et vient de réaliser l’un des parcours les plus incroyables de l’histoire de la C1. Ses supporters l’ont bien compris et ont hurlé leur joie au coup de sifflet final et à la remise de la Coupe aux grandes oreilles.

Une de plus pour le Real, la cinquième en huit ans. La cinquième également pour Karim Benzema, qui se rapproche toujours plus du Ballon d’or. Et la quatrième pour Carlo Ancelotti, qui devient le premier entraîneur à obtenir un tel palmarès en Ligue des champions. Le Real, qui ne faisait pas partie des favoris à la victoire finale en début de saison, l’a une nouvelle fois prouvé : il est le plus grand club de l’histoire de la C1, et même quand il semble dominé, au bord du gouffre, il parvient à s’en sortir avec brio.





Source link

By cftv1

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.