mar. Août 16th, 2022


22 mai 2021 – 22 mai 2022, voici déjà écoulée une année depuis la récente éruption du Nyiragongo, au Nord de Goma, RDC, nombreux dégâts humain et matériel sont comptés. Outre les morts, des milliers de déplacés et de nombreux dégâts matériels tels que la perte des maisons, champs Avec nombreuses actions essentiellement initiées par les acteurs humanitaires, une lueur d’espoir se profile à lhorizon. Reportage.

Quand la nature reprend ses droits, tout le monde courbe l’échine. Les familles victimes de la dernière éruption volcanique travaillaient déjà dur pour quitter leur vie sinistre et retrouver leur quotidien d’antan. D’autres encore, quittent le camp de déplacés et rentrer dans des maisons leur octroyées puis redeviennent indépendants en exerçant des travaux au quotidien en toute sécurité. Une lueur d’espoir est déjà visible pour ces sinistrés.

Mais, comme qui dirait, le malheur ne vient jamais seul. Ces populations qui semblaient se relever sont malheureusement tombées -on dirait- dans une embuscade. En effet, dans la nuit du 23 au 24 mai, des coups des balles retentissent dans la région de Kibumba, à une dizaine de kilomètre au Nord de la ville de Goma. Cette même région abrite des camps de sinistrés tel celui de Mujoga.

Vers 02h du matin, pendant qu’il fait encore noir la région est attaquée par les présumés rebelles du M23. La panique gagne du terrain; les familles se dispersent, bravant le froid de l’aurore. Femmes, hommes, enfants s’ebranlent pour se mettre à l’abri. Jusquà l’aube, Certains se précipitent chez des familiers dans la ville de Goma et dautres n’ayant pas de proches se réfugient dans les écoles et les églises à partir de Kanyaruchinya, une de banlieues au Nord de Goma.

Le mercredi 25 mai 2022 la tension est encore grande. Les habitants de Kibati et Mujoga décident aussi de quitter leur région et fuir le danger qu’ils pressentent déjà proches afin de sen préserver. Aujourdhui cela fait à peu près 5 jours que la population déplacée vit dans des conditions de vulnérabilités et dans un environnement non viable vu la proximité des personnes.

Situation alarmante

A l’école primaire Kanyaruchinya, une salle de classée est bondée de 30 à 60 ménages. Visiblement ces sinistrés ont fuit avec des biens, certains sont capables de rassembler le petit bétail, des petites marchandises pour les commerçants, des habits de rechange, etc. D’autres malheureusement n’ont rien emporté dans leur fuite, misère ! Après la calamité naturelle du volcan, voilà qu’un conflit armé vient réduire d’avantage les ressources de ces compatriotes.
Ceux qui se sont déplacés avec leurs biens de grande valeur ou soit leurs petits commerces exercent la vente au rabais pour trouver de quoi subvenir aux besoins urgents de survie. Pour exemple, un caprin se négocie autour de 20$ alors que sur le marché de Goma à temps normal, la même bête coûte 70 à 80$.

Dans la foulée, on déplore l’egarement des enfants de certains déplacés.
« Cela fait à peine 3 jours qu’on na pas mangé, on a rien à se couvrir quand on dort, on na pas des habits, nous avons perdu les autres membres de familles et nous navons pas de téléphone pour essayer de les localiser » Témoigne, la mort dans l’âme un habitant rencontré. Ce dernier appelle les personnes de bonne volonté, les différentes structures locales, nationales ainsi qu’internationales de leurs venir en aide.

Ce drame s’est déclenché pendant la période des préparations des examens d’État (baccalauréat) et d’ENAFEP ( Examen National de fin d’études Primaires, ndlr). Nombreux élevés et les écoliers sont maintenant bloqués par la situation sécuritaire. Rencontrée, Jolie, 12 ans révolue est élève en sixième primaire à l’école Primaire Kibumba. Cette jeune fille indique qu’il a juste fuit avec ses petits frères. 
 « Mon père est soldat et reste à Bukavu alors nous avons pris fuite quand ma mère nétait pas dans la région car, allée visiter Papa. Je nai rien pris avec moi, juste mes petits frères qui étaient à ma charge a-t-elle avoué en sanglot. Ne pouvant retenir ses larmes, elle ajoute, je nai aucune nouvelle de mes parents et je n’ai pas de téléphone pour pouvoir les appeler »

Nombreux enfants sont dans le même cas que Jolie et certains parents sont tourmentés par le manque de membre de leur famille. C’est ainsi que Moise -pere de famille- renseigne s’être retrouvé à l’église CBCE de Buhene depuis la nuit du mardi avec son fils. Ne sachant pas où se trouve son épouse et le reste de la sa famille : « je ne sais quoi penser ni où me situer, je suis bouleversé, noyé dans mes pensées et surtout très inquiet car jusque-là je me demande comment retrouver ma famille et comment je vais survivre »

Appel à la solidarité tous azimuts

Le Jeudi 26 Mai, au nombre des structures d’appui de première heure, l’organisation AGIR RDC s’est rendue dans quelques établissements ayant reçu les déplacés parmi lesquels quelques bénéficiaires du projet Twaweza Shinda ( Nous pouvons nous en sortir, NDLR). Ce dernier, rappelons-le, a été mis en place par cette organisation en faveur des sinistrés victimes de l’éruption du volcan Nyiragongo vivant dans différents camps tel que Mujoga.

Ayant fait l’observation de la situation, cette organisation a fait l’étude des besoins de ces victimes. A en croire un de ses volontaires, les besoins urgents s’avèrent être de retrouver les proches, avoir de quoi se nourrir, se vêtir et séjourner dans des conditions plus au moins viables.

Cinq jours d’angoisse, de fuite, de pleurs, de perte, et surtout d’insécurité. Dans une déclaration faites par les Nations-Unies, l’on dénombre plus de 72 000 personnes déplacées en fuiyant le combat entre l’armée congolaise et le mouvement du 23 Mars. Joint par la Radio France Internationale, Tom Peyre-Costa, le porte parole du conseil Norvégien pour les réfugiers (NRC) signale qu’il y’a déjà des cas de diarrhée et de désidratation parmi les enfants.

De retour de cette partie Nord de la ville volcanique, la situation vécue nous laisse sans mot et une grande question se pose : Quelle sera la suite ? Humanisme oblige, il faudra agir ensemble pour venir à la rescousse de ces compatriotes en désarroi et qui ne comptent que sur Nous pour se relever de ce nième désastre. Au dernier jour, nous serons jugés sur l’amour.

Albert Isse Sivamwanza.



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By cftv1

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