Pierre et le Lou ont croqué le glouton toulonnais. Dans un Stade Vélodrome où supporters rhodaniens et varois se mélangeaient dans une fresque unie de rouge et de noir, les Lyonnais ont progressivement étouffé les Toulonnais pour finir par s’imposer (30-12) en finale de Challenge Cup, vendredi 27 mai. Face à l’expérience et aux trois titres de Champions Cup – la grande coupe d’Europe -, en plus d’être chahutés par les près de 40 000 varois présent en tribune, les coéquipiers de Baptiste Couilloud ont opposé tout leur cœur et une bonne dose de panache pour renverser les pronostics et remporter le premier titre européen de leur histoire.  

Impressionnants de courage pour résister aux assauts des Saracens en demi-finales, les Toulonnais ont paru plus empruntés physiquement. Les mastodontes varois, à l’image d’un Eben Etzebeth que l’on a vu allongé au sol, tentant de reprendre son souffle après 20 minutes de jeu, ont eu du mal à accompagner les tentatives d’accélération de leur numéro 9, Baptiste Serin. Si le RCT est parvenu à s’offrir quelques occasions et même deux essais (Serin, 17e et Kolbe, 74e), ils se sont surtout empalés sans succès sur la défense lyonnaise, perdant plusieurs fois le ballon au sol. 

Après de longues minutes d'attente, Lyon soulève la Challenge Cup dans le ciel de l'Orange Vélodrome de Marseille. Une consécration pour le LOU.

Contrairement à ce que le score pourrait laisser penser, on ne peut pas vraiment dire que les Lyonnais doivent leur victoire à ce pragmatisme qui fait souvent la force des équipes expérimentées. Ils se sont surtout créés bien plus d’occasions, et la sanction a fini par tomber.

Si le Lou a eu trois essais justement refusés, les joueurs de Pierre Mignoni ont fait parler leur science du contre pour en marquer trois autres, valables (Couilloud 8e, essai de pénalité 46e, Barassi 48e). Grâce à leur explosivité, leur capacité à faire vivre le ballon, ils ont réussi à allumer cette étincelle qui leur a permis de faire basculer le match en quelques minutes. Un tour de force qui fait figure de signature cette saison. Face aux perches, Leo Berdeu (13 points) s’est chargé d’entériner la décision.

Ils offrent ainsi, à coup sûr, la sortie espérée à leur coach natif de Toulon, Pierre Mignoni, qui retrouvera la Rade l’an prochain. Depuis l’arrivée de l’ancien demi de mêlée dans le Rhône, Lyon a changé de dimension, s’extirpant de Pro D2 pour jouer les premiers rôles en Top 14, sans jamais réussir à glaner un titre. C’est désormais chose faite. Si le maestro s’en va, il ne repartira pas sans avoir inculqué à ce club et à ses jeunes loups une culture de la gagne. Et puisque certains disent que l’appétit vient en mangeant… 

Elu joueur du match, le Lyonnais Baptiste Couilloud revient sur cette rencontre remportée par son équipe. Un témoignage plein d'émotions du Rhodanien.

De son côté, le RCT, qui vit une véritable renaissance depuis quelques semaines après avoir longtemps végété dans les profondeurs du championnat, devra rapidement basculer, car il peut aller chercher les phases finales de Top 14 en cas de victoire face au Racing 92 lors de la dernière journée.





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By cftv1

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